COMMENT NOMMER ?

Aide servant aux femmes à congeler les ovocytes.

Sommes versées par les entreprises aux femmes qui choisissent de retarder l’âge de procréation.

L’objectif du congélaide est que les femmes fassent passer leur carrière avant leur projet d’enfant.

Les modalités du congélaide sont fixées par les entreprises. Certaines considèrent qu’elles doivent rembourser si elles tombent enceintes avant l’âge défini par le contrat.

DEMAIN, est-ce que l’entreprise décidera du moment où nous pouvons faire des enfants ?

C'EST DÉJÀ DEMAIN

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Bébés congelés

Facebook et Apple proposent à leurs collaboratrices de prendre en charge des frais pour aider les femmes à avoir des enfants plus tard.

La congélation d’ovocytes coûte environ 10 000 dollars par série de congélations puis 500 dollars annuels pour la conservation. Les entreprises proposent de couvrir jusqu’à 20 000 dollars de frais. Elles partent du principe que de nombreuses femmes font aujourd’hui passer leur carrière avant leur projet d’enfant. Les aider à concrétiser ce projet plus tard serait donc une sorte de compensation.

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Aide qui peut !

La qualité et le nombre des ovocytes décroissent avec l’âge chez la femme, réduisant les chances d’avoir un enfant. Elles passent ainsi de 25% par cycle à 25 ans à 6% seulement après 42 ans. La congélation d’ovocytes augmente la bonne qualité pour donner plus de chances aux femmes de tomber enceinte le moment venu.

Si l’on comprend que des femmes investissent parce qu’elles n’ont pas trouvé le géniteur ou autres raisons, c’est plus délicat lorsque la demande de mettre son corps sur pause vient de l’entreprise.

Si l’on nage dans le meilleur des mondes, on peut dire que c’est une bonne chose. C’est une option offerte aux femmes confrontées à la dure réalité qui veut que les années de fertilité entrent en conflit avec les années où l’on construit une carrière professionnelle.

Si on n’est pas dans ce bain bouillonnant de cynisme, on considère que le message sous-tendant l’aide est clair : « Madame, vivez corps et âme pour l’entreprise aujourd’hui et remettez à plus tard votre désir d’enfant. »

Et quand cela sera ce plus tard ? Et bien, quand l’entreprise n’aura plus besoin de vous. Après 40-45 ans, quand vous commencez à être moins efficace, ou trop chère aux yeux de l’entreprise. Le moment, où dans l’esprit du patron, ça n’est pas bien grave si une salariée s’absente quelques semaines pour accoucher ou si à son retour de congé maternité, elle se rend moins disponible.

Et si on va dans ce sens, on peut imaginer que demain les entreprises financeront la pilule des salariées, pour s’assurer qu’elles ne tombent pas enceintes? Ou mieux encore qu’elles aient des implants connectés qui envoient les informations à l’entreprise. Si Madame tombe enceinte, le DRH la convoquera le lendemain, pour lui proposer une pilule abortive.

Bon, si les entreprises veulent aider les femmes à concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale, il serait préférable qu’elles indemnisent mieux les congés maternité, leur garantissent de trouver un poste égale à leur retour, les paye fallu s’inspirer des modèles existants qui ont déjà prouvé leur efficacité (congé maternité mieux indemnisé, garantie de retrouver un poste égal à son retour…). Payer les femmes comme leurs homologues masculins à compétences égales. Et surtout cesser de voir les femmes comme des utérus sur pattes.

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