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L’uberisation du sexe au moyen des webcams, applications et technologies.

La prostirusation est un mot qui fait le lien entre les plateformes de « camgirls » et l’application de taxi Uber. Comme pour les taxis, ces sites suppriment les intermédiaires. Grâce à des plateformes et des applications, les prostitués et leurs clients sont en relations directes. Les prostitués travaillent depuis chez eux par l’intermédiaire de webcams. Elles font des shows pour un ou plusieurs clients.

PROSPECTIVE DU MOT

À cause de la crise économique, on assiste à un boom des camgirls ou webcameuses. La prostirusation est donc actuelle. Demain, des images en 3 D, des capteurs d’émotion, de l’holographie et autres technologies permettront de continuer à vendre une sexualité virtuelle. La prostirusation a donc quelques « pires » jours devant elle. Elle pourrait même à terme se traduire par un dédain de la sexualité réelle.

C'EST DÉJÀ DEMAIN

DES INNOVATIONS PRÉFIGURENT LE FUTUR DE L'AMOUR


Des vitrines en ligne

Créées dans les années 90, les camgirls sont apparues en 2001 avec la création de LiveJasmin. La webcam porno a deux modes de fonctionnement :

Le cam-to-cam : Une fille (la plupart du temps) fait un show privé depuis chez elle devant sa Webcam. Le spectateur la rénumère entre 1 et 9 euros la minute.

 

Le freemium : Les internautes se rincent l’œil gratuitement devant des shows publics. Pour récompenser la prestation de la camgirl ou lui demander d’exécuter une action, ils misent des tokens (des jetons qui valent 10 centimes). La dame utilise parfois un sex-toy connecté. Plus, elle reçoit de tokens, plus l’objet vibre.

 

Les camgirls ou webcameuses sont des femmes de tous âges et de toutes professions. Libres de leurs horaires, elles travaillent quelques heures par mois ou à plein temps. Lors de leur inscription sur le site, elle coche les prestations qu’elles sont prêtes à faire. La camgirl reverse entre 30 et 75 % des sommes qu’elle gagne lors de ses sessions. On trouve des usines à cam en Europe de l’Est et en Amérique du Sud. Des proxénètes 2.0 font travailler des filles travaillent pendant plus d’une douzaine d’heures par jour pour un salaire dérisoire. Le marché de la camgirls est florissant. Livejasmin réalise entre 400 et 500 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Un Facebook du sexe

Des Grenoblois ont lancé Socialporn, un site spécialisé dans le réseautage adulte. Les internautes disposent d’une timeline où ils peuvent modifier leurs statuts, liker, ajouter des photos et vidéos. Si le site est gratuit, les vidéos sont payantes.

 

Une prostituée de proximité

En Allemagne, l’application Ohlala met en relation les prostituées et leurs clients. Le client (bien souvent un homme), indique ce qu’il cherche, le prix qu’il veut mettre, la durée souhaitée et l’endroit voulu. Ces informations sont envoyées aux filles qui se trouvent à proximité. Contrairement à Uber où le chauffeur le plus proche vient chercher son client, elles acceptent ou non le rendez-vous. « L’idée est de laisser le choix aux femmes de monnayer leurs charmes tout en éliminant les intermédiaires potentiels, les obligations d’agenda et tous les autres risques et contraintes avec lesquels une Escort doit composer », explique la créatrice d’Ohlala. L’application est légale à Berlin, car depuis 2002 la prostitution y est légalisée.

LE COIN DES EXPERTS DU FUTUR DE L'AMOUR

Idée aimable ou detestable ? A discuter !

chambre-campagne-chic-cosmonautes-2Et si 2016 était définitivement l’année de l’amour ? Aidez-nous à propulser le DICO DU FUTUR DE L’AMOUR  dans le 7e ciel !

Chauffeur, une prostituée !

L’ubérisation ou le processus de suppression des intermédiaires a des atouts.

Ils apparaissent avec le service Uber. L’usager bénéficie d’une bien meilleure prestation (de la simplicité de la demande au sourire du chauffeur en passant par la bouteille d’eau et le paiement en ligne) à un coût moindre. Pour la version Camgirl, l’atout client est qu’il peut assouvir ses pulsions sans sortir de chez lui et surtout sans aller traîner dans des endroits parfois sordides.

Côté professionnels, chauffeurs Uber et prostitués disposent d’un nouveau revenu. Ils peuvent aménager leurs horaires et avoir une illusion de liberté.

Le revers de la médaille ont le connaît. Chauffeurs ou prostitués sont exploités par des multinationales qui respectent peu toutes formes de législation. Côté prostitution, les proxénètes ne sont plus dans la rue à surveiller leurs demoiselles. Ils font du business et jouent avec leurs dollars dans des immeubles luxueux. En brassant des milliards de dollars avec une apparence de légalité, ils ont acquis des pouvoirs qui font trembler.

Et si demain, ils s’amusaient à vouloir jouer les maîtres du monde, on sombrerait certainement dans la vulgarité et l’exploitation humaine. Une affaire pas très réjouissante pour nos amours !

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