COMMENT NOMMER ?

Poupée sexuelle robotisée.

Les puparobes sont des poupées qui représentent le corps humain. Elles sont surtout utilisées pour avoir des relations sexuelles solitaires. Les puparobes sont programmables. L’utilisateur programme ses caractéristiques physiques (de la morphologie aux détails les plus intimes) et mentales (caractères, types d’émotion…). Les puparobes disposent d’une intelligence artificielle qui évolue en fonction des exigences de l’utilisateur. Elles peuvent être fabriquées par des imprimantes 3D. Prospective : En 2050, on a autant de relations sexuelles avec des puparobes qu’avec des humains.

C'EST DÉJÀ DEMAIN

DES INNOVATIONS PRÉFIGURENT LE FUTUR DE L'AMOUR

Au fil des histoires des dames de voyage

 

17e siècle : les dames de voyage

Les poupées sexuelles se nomment les « dames de voyage ». Comme les marins considèrent qu’embarquer des femmes sur un navire porte la poisse, ils trouvent une parade : ils emmènent avec eux des poupées grandeur nature fabriquées à base de tissu. Légères, malléables, les dames sont un nid à maladies vénériennes que se partagent les marins.

20e siècle : premiers modèles à gonfler

En 1908, les poupées deviennent gonflables. À base de caoutchouc et de plastique, ces poupées intègrent des prouesses technologiques comme la simulation de sécrétions vaginales ou de l’éjaculation via un tube pneumatique rempli d’huile.

Seconde Guerre mondiale : le projet Borghild

En 1940, le chef des SS, Heinrich Himmler tire la sonnette d’alarme. À force de fricoter avec des prostituées, la syphilis se répand chez les soldats allemands. Elle fait plus de victimes que les combats contre les troupes ennemies. Hitler ordonne la confection de poupées gonflables pour satisfaire les besoins de ses soldats. C’est le projet Borghild. Les prototypes sont testés par la garnison allemande en poste sur l’ile de Jersey. Face à l’insatisfaction des soldats, le projet est abandonné.

1960 et 1970 : sex shop et vente par correspondance

Les poupées gonflables font leur entrée dans les sex shops aux États-Unis et sont vendues par correspondance. La garantie de la discrétion dope les ventes.

1995 : le mouton gonflable

Love Ewe lance un mouton gonflable à usage sexuel. Jarretière rouge, bas résille, rouge à lèvres… La marque crée sa renommée.

2000 : les poupées à louer

Au Japon, on assiste au développement d’un service de location de sex dolls (avec livraison à domicile en option). On peut aussi réserver une chambre avec en bonus une poupée gonflable !

2008 : une star dans son lit

Depuis 2008, Lady Gaga, Britney Spears, Kim Kardashian, Beyoncé, Lindsay Lohan, Pamela Anderson, et même Miley Cyrus, la starlette de Disney, font partie des personnalités qui ont eu droit à leur double en silicone.

2011 : Des « loves doll » en France

Doll Story, une société lyonnaise propose des poupées en silicone d’origine japonaise. De la taille du sexe, aux poils pubiens en passant par la couleur du vernis à ongles… Ces poupées à 7000 euros sont entièrement personnalisables. Les demoiselles de silicone sont équipées d’un squelette articulé qui leur permet de tenir assises et pèsent environ 35 kilos. Les loves doll sont de plus en plus sophistiqués. Dans de futurs modèles. La peau sera chauffée. On sentira le cœur de la dame battre et verra ses paupières se fermer.

2015 : Des reproductions d’enfants

La marque japonaise Orient Doll a créé une gamme « Nano » de mannequins en silicone.   Ces poupées personnalisables possèdent un visage de fillette. Bien que leur usage sexuel soit indéniable, elles restent vendues en toute légalité et ne sont pas considérées comme des objets promouvant la pédophilie.

2017 : une poupée intelligente

L’artiste américain Matt McMullen a lancé en 1996 des poupées en silicone ultra réaliste RealDoll. Aujourd’hui, il veut leur donner vie. Il veut développer une tête « intelligente » qui sera attachée à une poupée vendue séparément. La dame aura une conversation sommaire avec son utilisateur. Elle inclinera la tête, clignera les yeux, ouvrira la bouche, tirera la langue. En résumé, elle donnera l’illusion d’exister. La tête devrait être disponible en 2017 pour la modique somme de 10 000 dollars.

2030 : L’explosion du sexe virtuel

Le futurologue Dr Ian Pearson a publié une étude sur l’avenir de l’industrie du sexe, qui met en évidence l’augmentation spectaculaire des dépenses de jouets sexuels qui représenteront plus de 1 milliard de £ (1,5 Md $) sur le marché britannique. « Le marché du sexe pourrait être sept fois plus grand en 2050, » affirme-t-il. Pour lui, les rapports sexuels ne sont que la suite technologique des relations actuelles avec des vibromasseurs. Il considère que les rapports sexuels avec les humains seront plus fréquents que les rapports avec les robots jusqu’en 2050 ! Nous sommes rassurés.

2050 : les robots se prostituent

Michelle Mars et Ian Yeoman, deux chercheurs de l’université Victoria, à Wellington (Nouvelle-Zélande), prévoient qu’en 2050, les prostituées du célèbre Quartier rouge d’Amsterdam seront remplacées par des androïdes contrôlés par la municipalité. Pas de maladie vénérienne, pas de proxénétisme, pas de culpabilité des clients : cette solution « réglerait » bien des problèmes.

LE COIN DES EXPERTS DU FUTUR DE L'AMOUR

Idée aimable ou detestable ? A discuter !
chambre-campagne-chic-cosmonautes-2Et si 2016 était définitivement l’année de l’amour ? Aidez-nous à propulser le DICO DU FUTUR DE L’AMOUR  dans le 7e ciel !

L’amour aspartam

Côté désenchantement de l’amour, les puparobes en mettent une couche. L’amour aspartam avec des édulcorants d’humain massacre toutes formes de romantisme.   Vu que les mannequins en silicone sont surtout des représentations féminines, on imagine qu’ils vont alimenter les visions machistes. La femme-objet va encore plus avoir la vedette. Avec la ressemblance de ces mannequins avec des vraies femmes, les hommes vont-ils ensuite faire la différence entre une femme et son insignifiante et inexistante copie ? Et on pâlit pour nos enfants, en constatant que des représentations d’enfants sont en libre-accès, alors qu’ils servent clairement d’objet sexuel. On peut donc légitimement craindre que les utilisateurs de ces poupées s’habituent à avoir des relations de pouvoir et des rapports violents avec ces représentations féminines.. On ajoute la cerise sur le gâteau. Ces femmes-plastique vont promouvoir des idéaux de corps totalement inaccessible. Les rides et poignées d’amour des femmes de chair et de vie seront des crimes de tue-l’amour pour la nuit des temps.   En clair, les puparobotes vont nous faire sombrer dans le monde du sordide…   Pourtant, dans ce pire, il y a aussi un peu de meilleur. On peut aussi imaginer que ces jouets apportent des onces de bonheur à des personnes qui sont seules et sont asphyxiés par la pauvreté de leurs relations.   En clair, les robots sexuels peuvent être la planche de salut pour combler un vide qui donne envie de plonger dans le néant. Ils renforceront la confiance de personnes qui ne se sentent pas la hauteur dans un monde où l’héroïsme sexuel est à l’honneur.   Ils peuvent aussi être une aubaine dans des pays comme l’Inde et la Chine où l’avortement sélectif des filles a entraîné d’énormes déséquilibres entre les sexes.   Bref entre grincements de dents et espoirs, les puparobes peuvent aussi avoir les bienfaits. Le sociologue Bernard Andrieu envisage leur avenir de manière mesuré : « Je pense qu’on va assister à une hybridation des rapports sexuels. On fera l’amour avec un peu de virtuel, un peu de robot, un peu de réel. » Alors, valsons avec critiques, humours et amours avec ces personnages fictifs.

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